Jonathan Rowe n’est plus le prospect mal géré de l’OM, il s'affirme enfin à Bologne après des débuts compliqués. Recruté définitivement par Marseille autour de 16 millions d’euros avant d’être revendu à hauteur d’environ 17 millions d’euros bonus compris, l’ailier anglais a enfin trouvé son rythme en Serie A, au point d’être décisif à 11 reprises cette saison toutes compétitions confondues. Un rendement qui monte crescendo et qui fait grincer quelques dents sur la Canebière, tant son départ est intervenu dans un contexte explosif, marqué notamment par sa grosse embrouille avec Adrien Rabiot et un vestiaire sous tension.
Paixao, record du club… mais débat éternel à Marseille
En face, Igor Paixao débarque en rockstar. Arraché à Feyenoord pour environ 34 millions d’euros bonus compris (17M€ de plus que le transfert de Rowe), l’ailier brésilien devient tout simplement la recrue la plus chère de l’histoire de l’OM, avec un contrat long terme censé en faire l’homme fort de l’attaque olympienne. Sur le papier, les dirigeants assument un pari XXL sur un profil déjà rodé à l’Europe, dribbleur, créateur de déséquilibres et capable de répéter les efforts à haute intensité.
Les chiffres bruts donnent d’ailleurs raison à la direction : Paixao a été décisif à 18 reprises cette saison, contre 11 pour Rowe, ce qui, statistiquement, justifie l’idée d’un upgrade. Pourtant, le ressenti global est plus mitigé. Le rendement du Brésilien, au regard de son statut de transfert record, ne justifie pas pour l'heure le lourd investissement consenti pour le recruter, d'autant plus qu'il donne l'impression qu'il pourrait rapidement atteindre un plafond de verre. À confiance égale, de nombreux observateurs foot avec qui nous avons discuté, ne voient pas un écart intrinsèque énorme entre les deux profils, et c’est là que le débat s’enflamme : fallait-il vraiment sacrifier Rowe, en plein conflit avec Rabiot, pour foncer tête baissée sur Paixao à ce prix-là ?
Dans les prochains mois, la balle sera surtout dans le camp du Brésilien. Si Paixao franchit enfin un cap, l’histoire retiendra un choix cohérent. Si Rowe explose en Serie A pendant que l’OM cherche encore le "vrai" Paixao, alors ce dossier pourrait vite rejoindre la liste des grands regrets marseillais.
Les chiffres bruts donnent d’ailleurs raison à la direction : Paixao a été décisif à 18 reprises cette saison, contre 11 pour Rowe, ce qui, statistiquement, justifie l’idée d’un upgrade. Pourtant, le ressenti global est plus mitigé. Le rendement du Brésilien, au regard de son statut de transfert record, ne justifie pas pour l'heure le lourd investissement consenti pour le recruter, d'autant plus qu'il donne l'impression qu'il pourrait rapidement atteindre un plafond de verre. À confiance égale, de nombreux observateurs foot avec qui nous avons discuté, ne voient pas un écart intrinsèque énorme entre les deux profils, et c’est là que le débat s’enflamme : fallait-il vraiment sacrifier Rowe, en plein conflit avec Rabiot, pour foncer tête baissée sur Paixao à ce prix-là ?
Dans les prochains mois, la balle sera surtout dans le camp du Brésilien. Si Paixao franchit enfin un cap, l’histoire retiendra un choix cohérent. Si Rowe explose en Serie A pendant que l’OM cherche encore le "vrai" Paixao, alors ce dossier pourrait vite rejoindre la liste des grands regrets marseillais.






